Dimanche 24 juin 2007
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A trente-huit ans, sans avoir jamais pratiqué les arts martiaux de sa vie, Okamoto Seïgo débute l’étude du Daïto ryu. Onze ans
plus tard il est déja 7ème dan. Aujourd’hui Okamoto senseï a quatre-vingt deux ans et est l’un des maîtres d’arts martiaux les plus célèbres du Japon. Rencontre avec un homme
d’exception.
Seigo
Okamoto
Daïto-ryu Aïkijujutsu
Le Daïto-ryu Aïkijujutsu est l’école qu’enseignait le légendaire Takeda Sokaku, l’un des derniers samouraïs du Japon. Art
martial aux origines mythiques, l’Aïkijujutsu est une technique à l’efficacité redoutable.
Takeda Sokaku
Takeda Sokaku est une véritable légende des arts martiaux. Combattant impitoyable à la personnalité excentrique, sa vie est
nimbée de mystères. Il enseigna à plus de 30 000 personnes, généralement des militaires, agents de police ou personnalités. Parmi ses élèves les plus célèbres on note Ueshiba Moriheï,
fondateur de l’Aïkido, Sagawa Yukiyoshi, Takuma Hisa et Horikawa Kodo.
Horikawa senseï
Le père de Kodo, Horikawa Taiso, était un passionné d’arts martiaux. Expert en Shibukawa-ryu Jujutsu il se passionnera pour
l’étude du Daïto-ryu après sa rencontre avec Takeda Sokaku. Il sera d’ailleurs un de ses rares élèves à obtenir le diplôme de Kyoju Dairi. Kodo commencera donc l’étude des arts martiaux sous
la direction de son père avant d’étudier directement avec Takeda.
Horikawa senseï était un homme de petite stature. Ne pouvant compter sur ses capacités physiques Takeda lui conseilla dès ses
débuts de se concentrer sur la maîtrise de l’Aïki. Il deviendra un des plus grands maîtres du Daïto-ryu et sa maîtrise de l’Aïki sera légendaire...
Débuts tardifs
Okamoto Seïgo est né en 1925 à Yubari sur l’île de Hokkaïdo, la plus grande île du nord du Japon. Après un bref passage à
l’armée il devient journaliste puis crée sa propre société avant de travailler pour une grande entreprise. A l’âge de trente-huit ans il décide de pratiquer une activité physique afin de
s’entretenir. Il choisit de pratiquer les arts martiaux… car ils se pratiquent en intérieur et ne nécessitent pas de braver le terrible froid des hivers de Hokkaïdo.
Un vieillard insignifiant
Lorsqu’il est présenté à Horikawa senseï pour la première fois Okamoto n’est guère impressionné. Horikawa Kodo est à l’époque
un vieillard de soixante-neuf ans qui mesure moins d’un mètre cinquante et porte d’épaisses lunettes… Lorsqu’il le voit projeter avec facilité cinq jeunes élèves le dépassant d’une tête qui
l’attaquent simultanément il croit à une mise en scène. Mais tout change à l’instant où il l’attaque lui-même.
A trente-huit ans Okamoto est dans la force de l’âge. Grand et bien charpenté il se retrouve pourtant instantanément
déséquilibré à chaque fois dès l’instant où il se retrouve en contact avec Horikawa. Stupéfait par cette incroyable technique il commence sur le champ l’étude du
Daïto-ryu.
Un entraînement rigoureux
On a du mal aujourd’hui à imaginer la difficulté et la sévérité d’un entraînement tel qu’il pouvait avoir lieu au Japon ne
serait-ce qu’il y a quelques dizaines d’années.
Mais Okamoto senseï s’entraîne avec ferveur, jour après jour. Le premier mois il ne fait que recevoir les techniques et chuter
sans cesse. Les entraînements sont rigoureux et aucune explication n’est jamais donnée. Mais motivé par son admiration pour les merveilleuses techniques de Horikawa senseï et le plaisir du
sake partagé qui suit les entraînements il continue à pratiquer sans relâche.
Une progression fulgurante
Un an après ses débuts il intègre le cours des élèves avancés. Dès lors ses progrès seront encore plus rapides. Qu’il pleuve,
qu’il neige ou qu’il vente Okamoto assistera à tous les cours de Horikawa senseï quasiment sans exceptions jusqu’à son départ pour Tokyo quatorze ans plus tard.
Après deux ou trois ans il commence à être à l’aise dans les chutes mais ne comprend toujours rien aux techniques qu’il
étudie. Après cinq ans Horikawa lui demande de prendre en charge le cours des débutants.
Le temps et les élèves passent au dojo. Un à un les anciens d’Okamoto pris par leurs obligations familliales ou
professionnelles sont contraints de cesser la pratique et bientôt il est l’élève le plus ancien.
De même il est parvenu petit à petit à comprendre et utiliser le principe de l’Aïki. Après dix ans d’études il devient
l’assistant de Horikawa senseï. Seulement onze ans après ses débuts il est déja 7ème dan.
En 1977 Okamoto déménage à Tokyo. Avec la bénédiction de son maître il ouvre la branche de Tokyo de l’école de Horikawa, la
Daïto-ryu Aïkijujutsu Kodokaï.
Roppokaï
Après la disparition de son maître Okamoto senseï créera le Roppokaï afin de diffuser le Daïto-ryu. Aujourd’hui le Roppokaï
est l’une des quatres écoles principales d’Aïkijujutsu avec le Daïto-ryu Aïki budo de Takeda Tokimune, le Takumakaï de Takuma Hisa et le Kodokaï de Horikawa Kodo. Il s’agit de la seule école
reconnue à ne pas avoir été fondée par un élève direct de Takeda Sokaku.
La signification de « Roppokaï »
Kaï signifie « groupe, organisation, association ». Le terme Roppo quand à lui possède plusieurs
significations.
Il a d’abord une signification technique. Roppo est alors assimilé aux six directions comme sur un dé, impliquant que les
techniques permettent de faire face à n’importe quelle attaque provenant de n’importe quelle direction, par le haut ou le bas, l’avant ou l’arrière, la droite ou la gauche. Toutefois Okamoto
senseï précise que contrairement à un dé les techniques doivent être rondes et former six cercles infinis. Six cercles que l’on retrouve dans le symbole du Roppokaï. Le cercle étant une des
notions fondamentales de l’enseignement technique de Okamoto senseï.
Le terme Roppo a par ailleurs des origines historiques et anecdotiques. Du point de vue historique il fait référence au
Roppogumi, six groupes de jeunes guerriers écumant les rues durant l’époque Edo.
L’origine anecdotique est elle liée à Takeda Sokaku. Dans le théatre Kabuki le Roppo est une sortie de scène spectaculaire et
rapide accompagnée de grands gestes. Assistant un jour à une représentation où jouait un acteur célèbre nommé Kikugoro, Takeda l’interpella en lui disant que son jeu était bon mais son Roppo
mauvais… Arrivé dans sa loge Kikugoro envoya un de ses serviteurs chercher l’étrange spectateur qui l’avait apostrophé. Takeda lui expliquera alors ses erreurs et lui enseignera la manière
correcte de se déplacer. Kikugoro qui était un grand acteur améliorera tellement son Roppo pendant la nuit que ses admirateurs en furent stupéfaits. Pour remercier Takeda il lui enseignera
alors la danse japonaise.
Ma rencontre avec Okamoto senseï
J’ai pour la première fois entendu parler de Okamoto senseï grâce à un de mes amis pratiquants, Asobu Matsushita. A l’époque
Asobu pratiquait passionément l’Aïkido depuis plus d’une dizaine d’années. Il me parla d’un maître de Daïto-ryu à la technique extraordinaire qu’il avait rencontré. Intrigué par son récit je
lui demandai de me prêter quelques vidéos de maître Okamoto.
Je dois avouer qu’au premier abord j’ai été surpris. Sans le témoignage enthousiaste de mon ami qui avait déjà plusieurs fois
ressenti les techniques je serai sans doute passé à côté de cette découverte. Ma curiosité éveillée j’ai donc regardé avec attention les vidéos et j’ai été stupéfait par la technique
d’Okamoto senseï. Je me promis alors de le rencontrer dès que l’occasion se présenterait.
Plusieurs années plus tard, devenu un pratiquant assidu du Roppokaï, Asobu me présentera à maître Okamoto et j’aurai la chance
de sentir l’Aïki en action…
Le principe Aïki
Le Daïto-ryu est généralement connu à travers ses écoles les plus répandues, les courants de Takeda Tokimune ou Kondo
Katsuyuki. Les techniques sont démontrées de manière « carrée » et l’on perçoit fortement le travail de type Jujutsu, notamment à travers les nombreuses
clés.
Le Roppokaï insiste beaucoup plus sur le travail d’un principe appellé Aïki. Ce principe implique qu’à l’instant du contact
avec le partenaire celui-ci soit immédiatement déséquilibré.
Il est probable que le principe Aïki soit commun à tous les styles de Daïto-ryu Aïkijujutsu. Tous les élèves avancés de Takeda
Sokaku, Ueshiba, Sagawa, Kodo ou son fils Tokimune étaient passés maîtres dans son utilisation.
Il semble que l’Aïki soit un des principes secrets du style qui n’était à l’origine enseigné qu’aux élèves les plus avancés.
C’est sans doute une des raisons pour lesquelles Takeda Sokaku se brouillera avec Ueshiba Moriheï qui n’hésitait pas à en faire la démonstration…
Le mot Aïki est utilisé dans d’autres écoles que le Daïto-ryu. Toutefois à la différence de celles-ci où il s’agit
généralement soit d’un principe philisophique, soit d’un principe stratégique, il s’agit en Daïto-ryu d’un principe technique concret fondamental de l’école. Okamoto senseï le démontre sans
détours et pense qu’il est naturel de partager ce savoir.
La technique d’Okamoto senseï
Okamoto senseï possède une des techniques les plus épurées qu’il soit donné de voir dans les arts martiaux. Ses gestes sont
réduits au minimum de leur amplitude à tel point qu’il est très difficile d’en percevoir une grande partie à l’œil nu. Recevoir sa technique est une expérience stupéfiante. Au moment du
contact vous avez l’impression d’avoir saisi un câble électrique. Votre corps se tend et perd l’équilibre instantanément. Ce n’est pas une impression agréable… Mais c’est redoutable
d’efficacité.
L'impression d'avoir saisi un câble électrique! L'élève qui se relève au premier plan est
un officier de police 5° dan de Kendo et de Judo.
Etre projeté par Okamoto senseï est une expérience incroyable. Généralement les experts d’Aïkido, Aïkijujutsu, Judou ou
Jujutsu contrôlent votre corps dans sa globalité. Lorsqu’ils vous déséquilibrent vous sentez qu’ils ont trouvé le centre gravité de votre corps et le contrôlent.
Lorsque vous êtes entre les mains d’Okamoto senseï vous sentez qu’il contrôle toute l’architecture intérieure de votre corps.
Il ne déplace pas simplement une masse dans la direction où il le désire, il est capable de faire prendre n’importe quelle position à votre corps, de vous empêcher de respirer, uniquement à
travers votre saisie…
Stanley Pranin, éditeur d’Aïkidojournal, a rencontré les plus grands experts d’Aïkido et de Daïto-ryu. Il explique qu’il était
assez sceptique quand à cette approche souple de l’Aïkijujutsu mais que son opinion changea lorsqu’il eut l’occasion d’être projeté par Okamoto senseï. « Technique fine, subtile et
parfait contrôle » déclarera-t-il dès lors. On ne saurait dire mieux.
L’enseignement au Roppokaï
Okamoto senseï a reçu son enseignement de manière très traditionelle. L’entraînement se faisait sans paroles et sans
explications mais il explique que cela obligeait à écouter de tout son corps et à observer avec ses cinq sens. A cette époque les élèves pratiquaient avec un ancien et ne pouvait ressentir la
technique du maître que rarement et après plusieurs années.
Okamoto senseï a changé cette méthode d’entraînement. Au Roppokaï il projette chaque élève avec chaque technique qu’il
enseigne. Ainsi, tous et dès les premiers jours peuvent ressentir l’effet recherché. Cette façon d’enseigner demande un investissement énorme de l’enseignant. Aujourd’hui à quatre-vingt deux
ans Okamoto senseï enseigne toujours de la même manière, projetant inlassablement chaque élève à chaque cours.
Le principe Aïki qui est encore jalousement gardé par beaucoup d’écoles qui le réservent à leurs élèves avancés est ici
enseigné de manière ouverte. En cela Okamoto senseï est proche d’un enseignant tel que Kuroda senseï qui fait travailler ses élèves dans le respect des principes supérieurs dès leur entrée
dans son école.
Un élève particulier
En 2002 un film intitulé Aïki fut réalisé. Il est inspiré de l’histoire réelle d’un paraplégique et de sa rencontre avec
Okamoto senseï.
A l’âge de 16 ans Ole Kingston Jensen est renversé par une voiture alors qu’il roule tranquillement en vélo à Copenhague. En
1988, âge de 29 ans il rencontre Okamoto senseï qui acceptera de le prendre comme élève.
Aujourd’hui Ole est 4ème dan et il enseigne le Daïto-ryu. Il est l’élève le plus haut gradé du Roppokaï hors du Japon et est
réputé pour sa maîtrise de l’Aïki.
Affiche du film "Aïki" inspiré de
la vie de Ole Kingston Jensen
Entretien avec Okamoto senseï
L’interview qui suit est exceptionnelle à plus d’un titre. Tout d’abord parce qu’il s’agit de la première interview d’Okamoto
senseï en France, et surtout parce qu’aujourd’hui Okamoto senseï ne livre plus d’interviews, préférant se consacrer à l’enseignement. Rencontre avec un maître
exceptionnel.
Senseï, vous avez commencé à pratiquer chez Horikawa senseï. Comment était la pratique à
l’époque ?
C’était très douloureux ! Bien que maître Horikawa ait été un maître de l’Aïki nous pratiquions surtout le Jujutsu et ses
techniques de contraintes articulaires.
Vous avez progressé à une vitesse incroyable. Quel est votre secret ?
(rires) On m’a décerné mes grades pour me récompenser de mon assiduité !
Quel est le but de la pratique du Daïto-ryu ?
Le Daïto-ryu est un Goshin-jutsu, une méthode de défense. Son but technique, comme celui du Iaïdo, est de pouvoir réagir
instantanément à toute attaque. Le maître de mon maître, Takeda Sokaku, était un homme effrayant. Il avait tué de nombreuses personnes en combat et l’art qu’il enseigna était clairement un
Bujutsu. Mais c’est aussi un Budo dans la mesure où l’entraînement doit vous amener à pouvoir contrôler l’attaquant sans le détruire.
Vous pratiquez énormément et voyagez pour enseigner aux quatre coins du monde. Vous ne vous reposez
jamais ?
(rires) En Daïto-ryu il ne faut utiliser que 20 à 30% de ses capacités physiques. C’est le rôle de la technique. Dans la
plupart des autres disciplines comme en Judo par exemple on utilise 100 voire même 120% de ses capacités physiques. Il est donc impossible de combattre 50 ou 60
adversaires.
Vos mouvements sont extrèmements courts.
Oui et normalement ils le sont encore plus rendant la technique encore plus efficace et rapide. Mais les élèves ne peuvent pas
suivre ou apprendre si je pratique ainsi.
Les pratiquants d’Aïkido critiquent souvent l’amplitude de mes gestes. Mais rapidement ceux qui viennent pratiquer comprennent
leur efficacité et changent d’opinion.
Vous avez beaucoup d’élèves qui viennent d’autres disciplines ?
Oui, il y a des pratiquants d’Aïkido, de Judo, de Kendo… Beaucoup viennent de l’Aïkido et repartent après trois ou quatre ans
en pensant avoir compris l’Aïki. Mais on ne peut comprendre l’Aïki en si peu de temps. Ils n’en connaissent que la forme extérieure, pas l’essence.
Vous projetez toujours très proche de vous ?
Oui c’est important car c’est plus efficace et cela permettait dans le passé d’asséner le todome (coup de
grâce).
Enseignez-vous aussi aux enfants ?
Certains dojos du Roppokaï le font. Ici j’ai un enfant de douze ans mais généralement je ne prends pas les élèves avant
quatorze ans. L’Aïki est trop difficile à saisir avant cet âge.
La pratique des armes est-elle différente de celle à mains nues ?
Non, le principe Aïki s’utilise exactement de la même manière, avec ou sans armes.
Contrairement à l’Aïkido par exemple, où pour chaque technique le uke chute généralement de la même
manière, lorsque vous utilisez l’Aïki vos élèves ne chutent pas tous de la même manière.
Oui, les techniques ont un effet différent selon que le pratiquant est grand ou petit, mince ou gros, et surtout, sensible ou
pas. Nous n’enseignons pas la manière de chuter au Roppokaï. Chacun suit naturellement et trouve sa manière de chuter. Il est très important de s’entraîner et d’apprendre à protéger son corps
de manière naturelle.
Merci senseï pour cet entretien.
Le futur du Roppokaï
Okamoto senseï, par l’excellence de sa technique et la générosité de son enseignement, attire chaque jour de plus en plus
d’élèves désireux d’apprendre les secrets de l’Aïki.
De nombreux hauts gradés d’autres disciplines viennent pratiquer le Daïto-ryu chez maître Okamoto tel ce policier 5ème dan de
Kendo et 5ème dan de Judo que je vis revêtir une ceinture blanche et pratiquer avec enthousiasme. Okamoto senseï les accueille et leur enseigne toujours avec
bienveillance.
Le Roppokaï possède maintenant des branches dans tout le Japon et dans de nombreux pays étrangers. Okamoto senseï met un point
d’honneur à visiter tous les dojos chaque année et à pratiquer avec chaque élève. Il est incroyable d’imaginer les efforts fournis par ce maître de quatre-vingt deux ans afin de transmettre
ses connaissances et sa générosité dans le partage du savoir n’a d’égale que sa maîtrise de l’Aïki...
Vidéos et livres
Okamoto senseï est l’auteur d’une dizaine de livres et vidéos. Même s’il est évidemment impossible d’apprendre le Daïto-ryu et
surtout le principe Aïki à travers ces publications, elles donnent un aperçu passionant de l’Aïki et de ses applications. De plus Okamoto comme dans ses cours explique avec une très grande
générosité de nombreux points techniques qui peuvent intéresser les pratiquants d’arts martiaux et plus particulièrement les étudiants d’Aïkido, de Daïto-ryu et de
Jujutsu.
Les deux DVD les plus intéressants sont ceux de ses séminaires à Hawaï, Okamoto Aïki Shinden. Les explications détaillées et le large éventail de techniques sont passionants. De plus de
nombreux élèves étant débutants cela offre la chance de voir les techniques effectuées sur des personnes n’ayant pas d’idée préconçues des techniques et de leurs
effets.
Okamoto Aïki shinden
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Pour en savoir plus
Voici quelques liens où vous pouvez brièvement admirer la technique d’Okamoto senseï :
http://www.youtube.com/watch?v=hvPEU9mAX5Y
http://www.youtube.com/watch?v=WUabmGscELU
Le site officiel du Roppokaï :
http://www.daitoryu-roppokai.org/site/
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Publié dans : Budo
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